Mise en scène : Valentin Rossier
Jeu : Fanny Brunet, Pierre Byland, Ruggero Cara, Anne-Marie Delbart, Christian Gregori,
Philippe Mathey, Valentin Rossier, Eric Salama, Joël Waefler, Elodie Weber
Scénographie : Gilles Lambert
Lumières : Laurent Junod
Son : Andres Garcia
Costumes : Nathalie Matriciani
Assistant à la mise en scène : Eric Salama
Maquilleuse-Coiffure : Katrine Zingg
Production : Comédie de Genève
Le décor d'Allers-Retours est un vieux pont de bois jeté au-dessus d'une rivière frontalière. Aux deux extrémités, les postes de douane de deux états. Refoulés de part et d'autre, Ferdinand Havlicek le sans-papier deviendra le héros involontaire d'un imbroglio mêlant contrebandiers et chefs de gouvernement dans un carrousel poético-politique comme seul Horvath sait les mener.
Des fonctionnaires zélés, un pêcheur à la ligne, une aubergiste vieillissante au bord de la faillite; tout un monde improbable se croise sur ce manège où la cruauté de la vie côtoie l'absurdité administrative. Une comédie déchaînée, écrite en 1933, qui rejoint les préoccupations de notre temps.
Avec une distribution haute en couleur, Valentin Rossier, en merveilleux explorateur de la mélancolie mi-poétique mi-grotesque d'Horvath, nous livre une fable visionnaire qui rappelle l'humanité oubliée derrière l'arbitraire des frontières.
De la grande peur des années 1930, Valentin Rossier fait une merveille de songe théâtral
(...) La force de Valentin Rossier, lui-même délectable en ministre patelin comme Nicolas Sarkozy ? L'artiste offre à saisir quelque chose
qui a à voir avec l'âme de cette comédie : un fond de teint, une trainée d'ombre sous les yeux des acteurs qui souffle que l'humanité
d'Horvàth est certes k.-o, mais debout (...)
Alexandre Demidoff Le Temps, jeudi 17 février 2005