Rupture ordinaire dans un contexte extraordinaire : la foire ! Casimir quitte Caroline ou Caroline quitte Casimir. Bref, ils se quittent mais ne partent pas. Ils boivent.
Tout le monde boit, car ce ne sont plus des enfants. L'orgueil en ruine ! Cette "pièce populaire" constitue une lecture très perspicace de l'évolution d'une société qui, blessée dans son orgueil, rêve de revanche, et court ainsi à sa propre ruine.
Notre volonté n'est pas de montrer la fête foraine au sens spectaculaire ou même folklorique, mais plutôt d'en dévoiler son résidu, son côté non spectaculaire. Les coulisses de la foire en d'autres termes. Un endroit où les personnages de la pièce s'entredéchirent.
Valentin Rossier.
La mise en scène est épurée, comme la scénographie : un enchevêtrement de guirlandes lumineuses, comme un réseau d'étoiles, et d'immenses tentures pour délimiter les espaces - dans le pur style de l'Helvetic Shakespeare Company. Valentin Rossier orchestre avec brio et rigueur cette valse des sentiments.
Michel Caspary, 24 heures, 26 novembre 2002
Avec un minimum de moyens (deux pans de rideaux, une palissade, des guirlandes d'ampoules, une bande-son de lune-park), la mise en scène réussit à créer un contraste saisissant, totalement juste, entre l'atmosphère faussement joyeuse d'une foire et l'âme toujours plus désenchantée des personnages.
P.-L. Ch., L'Hebdo, 21 novembre 2002
Empoigné ainsi, le chef-d'oeuvre du Berlinois d'apdoption Ödön von Horváth s'impose au Loup comme l'une des plus belles créations de l'automne.
Alexandre Demidoff, Le Temps, 18 novembre 2002
La pièce a été jouée en octobre/novembre 2007 au Théâtre Vidy-Lausanne.